mardi 13 janvier 2009

La peur m'habite (Epilogue)

Ma partenaire de club (avec qui j'avais échangé mes coordonnées) a fait le test. Négatif. Affaire classée. Jusqu'à la prochaine affaire ?
J'aimerais quand même trouver le moyen de devenir plus responsable. Je n'aime pas du tout la personne que je suis dans ces moments-là. Je ne m'estime pas. Du tout. Si je pouvais m'implanter un impératif catégorique : je ne mets pas la santé d'autrui en danger ! Je ne mets pas ma santé en danger !
Je sais que je retrouve l'enfant inconséquent que je suis. Celui qui dit "Fuck la raison !", "Fuck le monde des adultes !" Mais c'est bien la partie de l'enfance la plus dangereuse et pas nécessairement la plus intéressante. Sans doute utile pour éprouver la vie qui coule. ça a donné de beaux films !
En ce qui me concerne, j'ai le choix : vivre agréablement le temps qui m'a été donné
ou tout foutre en l'air avec une belle inconscience imbécile et m'offrir un destin tragique, grâce auquel j'aurai des vraies raisons de me sentir malheureux pour le coup !
J'ai le choix. On a tous le choix. Chaque jour. C'est merveilleux. C'est épouvantable.
Deux instances se font un combat terrible : Raison et Pulsion.
Aujourd'hui Raison a gagné et triomphe modestement. Elle a, au passage, adressé son petit message moral, projections imaginaires à l'appui (et si...?) Elle pense que le combat est gagné pour longtemps. Pulsion rigole (discrètement). Raison fait semblant de ne pas l'entendre.
Pulsion sait bien qu'avec l'humeur du jour, l'alcool et les circonstances, elle est capable de faire plier Raison. Parfois très difficilement. Parfois très facilement. Trop.
Reste l'impératif catégorique. Le "jamais". Remède pour Raison trop faible, comme la mienne. C'est une opération d'implantation d'une injonction. ça ne marche pas sur tout le monde. ça marche pour moi (C'est pour ça que je ne veux pas me marier !! Trop de pression !)
C'est donc bien la seule solution qui me reste. Passer sur mon billard mental et implanter dans toutes mes couches corticales l'injonction : "Ne pas faire l'amour sans préservatif si un doute subsiste de ton côté ou du sien (érection ou pas) !" Un point c'est tout. On ne réfléchit pas. On ne discute pas. C'est comme ça. De la même manière, j'ai réussi avec succés l'opération : "plus jamais une cigarette". C'était il y a 10 ans. Y'a plus qu'à décider la date de l'opération.
Et Raison baise Pulsion (mais avec protection !)

2 commentaires:

Manue a dit…

Il y a des passages sur notre propre billard, comme ça, qui aident à vivre, à survivre ... et puis des parfois on se rend compte, des années et des années plus tard, que c'était une erreur, ces opérations-là ... un peu comme quand une opérée esthétique se réveille avec son nouveau nez tout joli, qu'elle ne se reconnaît plus, et qu'elle réalise qu'elle a perdu sa personnalité, ce qui la constituait réellement ... Moi, mon opération, ça a été : "Marie-toi sans amour, parce que l'amour, ça détruit, ça devient de la haine, le jour où le voile se soulève, le jour où on se désaveugle" ... ça a marché ... plus de 20 ans ... et puis un jour, paf, l'amour arrive, pour un autre, et fout tout par terre ... alors mieux vaut faire attention, c'est tout ...

dusportmaispasque a dit…

je ne vois pas de faiblesse à vivre de passion et les nuits fauves deviennent dangereuses dés que tu n'as plus de griffes. Garde-toi toutefois des morsures de l'aube!